Mémoire d'Opale

Le jeux de notre jeunesse

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Le jeux de notre jeunesse

Message par Daniel Piton le Mar 15 Mai 2007 - 8:38

Pour compléter la liste des jeux décrits par Michel


LES JEUX DE NOTRE JEUNESSE


Si l'on observe les jeux des enfants de notre époque, on constate une prédilection particulière pour le jeu de ballon sous toutes ses formes et plus spécialement pour le football cela s'explique parce qu'il peut se jouer partout sans matériel. Il n'en a pas toujours été ainsi. Le jeu de ballon ne prédominait pas avant 1925. Il y avait des tas d'autres jeux simples et peu coûteux pratiqués avec entrain dans les cours d'école, dans les patronages, dans la rue.

Nous ne nous attarderons pas sur les distractions et les jeux du premier âge que nous retrouvons de nos jours lorsque la maman, le papa ou les grands-parents veulent amuser leurs enfants et petits-enfants.
Passons aux jeux de l'âge scolaire. Il faudra distinguer ceux des garçons et ceux des filles, et dans chaque cas les jeux d'intérieur et les jeux d'extérieur. Prenons d'abord les jeux des garçons à l'extérieur. Plaçons ici une remarque curieuse. Certains jeux apparaissaient à une époque déterminée sans qu'on sache pourquoi. Tout le monde adoptait pour un temps ce jeu, puis la mode en cessait. Notons par exemple pour le jeu de billes qu'il eût été préférable d'y jouer par temps sec et chaud puisqu'il n'exigeait pas d'efforts musculaires. Eh bien, non! Généralement on jouait aux billes- nous dirions ici à Berck, aux «galets» -à l'automne avec la pluie et la boue.

Parmi les jeux d'extérieur, on peut faire quatre groupes : le premier comprend les jeux où l'on réunit une bande nombreuse de joueurs qui se divisent ensuite en deux camps opposés. Rentrent dans ce groupe les barres, la chaîne, l'ours, le rognon, la bataille de cavaliers.
Le second groupe oppose un individu au reste des joueurs, tels que le chat perché, le mouchoir ou la chandelle, le colin-maillard, les quatre coins. Dans le troisième groupe se trouvent les jeux pour lesquels on a besoin d'un petit matériel: les billes, les couleurs, le pile ou face, le toupillon et la toupie, le bâtonnet appelé encore drouille ou djise, les osselets, le couteau, le caillou portant, les divers jeux de balle. Enfin un dernier groupe avec les jeux de saison: la glissade, les boules de neige et le bonhomme de neige en hiver, la pêche à «tchos pichons» au printemps, et le vol des «étoiles» pendant la belle saison et avec un vent léger.

I -Les jeux collectifs (ou grands jeux)


La vaste cour de l'école des garçons de Berck- Ville (je dis vaste car à l'époque avec nos petites jambes d'enfant, elle l'était vraiment) se prêtait admirablement à tous ces jeux, sans risque de fractures graves, car elle était sablée et les élèves n'y étaient pas trop nombreux pour y évoluer. Il n'y avait alors que six classes y compris celle du Cours complémentaire. A la récréation, toutes les classes sortaient ensemble, excepté les petits du cours préparatoire qui avaient deux sorties. Un seul coin nous était interdit, celui où se trouvait le portique. Le portique était une construction métallique haute comme une maison de deux étages et de six à dix mètres de côté à la base. Il servait, disait-on, aux pompiers pour y faire l'exercice. Autour de ce pylône, mais sur trois côtés seulement, M. Mouillez, le directeur de l'école cultivait des topinambours. Nous respections scrupuleusement cette interdiction, car nous craignions son sifflet et ses punitions dont il tenait régulièrement les comptes. A vrai dire, il nous inspirait une sainte frousse. D'autant plus que de l'autre côté de la cour que clôturait une palissade, il y avait le presbytère, où un autre personnage, le curé Corbec, habitait. Ce n'était pas un tendre non plus. Sous la férule de ces deux gardes du corps et de notre âme, nous faisions l'apprentissage de la vie. Si j'en juge par les souvenirs de mes anciens condisciples, ils n'ont pas trop mal réussi, car ils sont encore présents dans notre mémoire et ils ont gardé notre respect.
Le préau abritait nos jeux les jours de pluie, encore que, par vent de Nord-Ouest, la pluie pénétrait sur les trois quarts de la largeur et la bise de Nord y soufflait, glaciale. Mais à l'extrémité ouest il était clos de haut en bas, ainsi que sur le côté nord, sur cinq mètres environ. Ce coin là était obscur, ou si l'on veut, à demi-obscur et soustrait à la surveillance des maîtres. Aussi c'était là que parfois un vent de folie collective nous saisissait et nous poussait à nous agglutiner comme un essaim d'abeilles, au grand dam de ceux du fond à moitié étouffés par la poussée, au cri de: oh! hisse». Le cri alertait aussitôt un maître qui connaissait la musique et qui dispersait tout le monde. Certaines bagarres et certaines disputes naissaient ou se déroulaient dans ce coin propice, comme dans la chanson de P. Perret: «j'te casse la g... à la récré !», des méchants y tentaient des brimades vite réprimées, car une bonne âme allait vite signaler aux instituteurs le méfait qui commençait.
Il est temps, tout de même, de parler des jeux.

a) le jeu de barres

Deux camps s'opposent. Comment les adversaires sont-ils choisis ? Deux meneurs de jeu choisissent à tour de râle leurs partenaires. Chacun est fier d'être choisi parmi les premiers, parce qu'implicitement le chef a reconnu vos qualités d'adresse ou de rapidité. Un espace neutre sépare les deux camps qui se trouvent à chaque extrémité de la cour. Il s'agit de faire des prisonniers que l'on peut d'ailleurs délivrer si l'on touche la main tendue du premier. La fIle des prisonniers s'allonge perpendiculairement au camp vers le camp adverse. Il y atout un manège de feintes, d'attaques, de retraites car c'est le dernier sorti qui a «barre» sur l'autre. Que d'innombrables et bruyantes discussions amène une contestation.

b) le jeu de chaîne

Ce jeu-là jouissait d'une grande faveur. Au début, un seul joueur se met contre tous. Il a été déterminé par une comptine ou un tirage au sort, ou c'est un volontaire. Tous les joueurs sont dans un but, un angle de la cour. Au signal ils doivent rejoindre un autre but, l'angle opposé en traversant la cour. Le gardien tente d'attraper un joueur au passage. S'il réussit, il tient sa prise par la main. A ce moment-là, seules les mains libres des deux joueurs peuvent toucher les adversaires. Le troisième joueur touché se joint à la «chaîne» qui s'allonge à chaque prise jusqu'au dernier joueur libre. L'intérêt du jeu va croissant car les joueurs libres s'ingénient à passer sous la chaîne, entre les bras, ou à la rompre en pesant sur les bras, avant que les bouts de la chaîne se rabattent La chaîne rompue, les prises ne sont pas valables, il faut la reformer. Il faut voir, quand la chaîne est longue, les tiraillements, les contractions, les contorsions de serpent qu'elle effectue, ainsi que les efforts de chacun pour coordonner la course commune au même rythme. Quel plaisir aussi de semer le trouble parmi les autres jeux, de sauter au-dessus de ceux qui sont allongés sur le sable.

c) le jeu de l'ours

Pour ce jeu il faut deux équipes égales et un nombre impair de joueurs. Le choix se fait comme à l'habitude avec le meneur de jeu ou le chef reconnu. La première équipe se courbe, les bras passés sur l'épaule du voisin, la tête vers le centre. Un gardien tourne autour de la masse et se tient prêt à intercepter les joueurs de l'autre camp qui essaient de sauter sur un dos. Le cheval peut faire des contorsions, le cavalier peut aussi rentrer dans son camp, un cercle à quelques mètres du centre. Ne posez pas le pied à terre, le gardien vous guette. Quand un sauteur est touché, on change de position, les sauteurs deviennent les montures, et «l'ours»
adverse monte la garde.

d) le jeu de rognon

C'est à peu de chose près la même chose que le jeu de l'ours à cette différence près que l'on saute sur une file de dos. L'équipe qui «s'y colle» place d'abord un joueur debout contre le mur, une palissade, le premier joueur: courbé appuie sa tête sur l'abdomen de son coéquipier et se tient à ses mains, le second s'accroche aux jambes de celui qui le précède, la tête contre les fesses et ainsi de suite. Pour les sauteurs il s'agit de sauter le plus loin possible pour que toute l'équipe se place. La charge est alors supportée par un ou deux dos. Quand «ça croule» l'équipe porteuse a perdu, et la partie recommence. Que fait le gardien ? Il surveille si les sauteurs ne culbutent pas ou posent le pied à terre, auquel cas il les touche. Alors les porteurs deviennent les portés. Dans ce jeu le premier qui saute doit se lancer d'assez loin et sa chute sur un dos est vivement ressentie. C'est le «coup d'arsac» plutôt craint Pour gêner l'adversaire on a donc intérêt à mettre un grand en dernier, il fera le gros dos et le sauteur ira moins loin et par suite, les autres ayant moins de place se poseront moins bien, glisseront, et perdront

e) la bataille de cavaliers

Deux camps sont formés d'un nombre égal d'équipes de deux joueurs. L'un est le cheval, l'autre le cavalier. La bataille consiste à désarçonner le cavalier adverse, ou à faire tomber la monture et son cavalier. On s'agrippe, on se pousse, on charge, on secoue, on tire. L'équipe victorieuse est celle qui reste seule en lice. Il va sans dire que le choix d'une équipe va au gros porteur pour la monture, et au cavalier léger.

Il -Les jeux collectifs avec un joueur opposé à un groupe


a) le chat perché

C'est très simple. Il faut grimper sur n'importe quoi: une marche d'escalier, un socle de poteau, un banc, une pierre, etc., pourvu qu'on ne touche pas le sol. On est pris si on a un pied à terre. A ce moment-là on remplace celui qui pourchassait les autres. On pouvait jouer à chat perché en allant à l'école ou sous le préau dont je parlais plus haut

b) aux quatre coins

Dans ce jeu le nombre des joueurs est limité à cinq. C'est au cours des changements obligatoires que le joueur au centre du carré devait être assez rapide pour prendre la place vide. Les feintes apportaient du piment au jeu à cause des méprises.

C) le jeu du mouchoir ou de la chandelle

Les participants à ce jeu choisissent toujours à l'aide d'une comptine le porteur du mouchoir. Celui-ci le dépose aussi habilement que possible derrière un partenaire et s'enfuit Dès que ce partenaire s'aperçoit qu'il a le mouchoir, il le ramasse et poursuit le premier. S'il le rattrape avant qu'il ait regagné sa place, le poursuivi occupera le milieu du cercle où la «chandelle» se tient. A son tour la «chandelle» devient le poursuivant Quand le poursuivant ne rat trappe pas celui qui a déposé le mouchoir, il poursuit sa ronde.

d) le saute-mouton

C'était un jeu très apprécié. Il a de nombreuses variantes.

1° la poursuite. C'est la forme la plus simple. Il suffit de sauter la fIle des camarades courbés à quelques pas de distance, puis de prendre la suite et chacun à son tour saute et devient mouton.

2° au pied. Le mouton se place contre une ligne tracée sur le sol. Dans notre cour elle était matérialisée par une petite levée de sable. Chacun saute à ~on tour, puis le mouton s'écarte de la longueur de son pied. Si tous les sauteurs sautent sans mordre sur la ligne on augmente d'un pied. Cela devient de plus en plus difficile. Le sauteur qui a manqué le saut ou mordu sur la ligne «s'y colle» à son tour, et l'on recommence. On augmente la difficulté, si l'on convient de donner un «coup d'éperon», c'est-à-dire de donner un coup de pied sur les fesses du mouton. Certains ne manquent pas l'occasion d'asséner un bon coup de talon qui n'est pas apprécié par le mouton. Celui qui le manque devient le mouton. On peut aussi jouer à l'éperon sans augmenter la distance de saut.

3° à plusieurs moutons. Quand tout le monde a sauté un mouton, un deuxième mouton s'accole au premier. Chacun doit sauter deux moutons. Puis on passe à trois moutons accolés. Celui qui ne peut plus sauter cette largeur «s'y colle». A partir de là restent les plus adroits et les plus lestes. Quatre, cinq largeurs de dos à sauter constituent un exploit Pour sauter cela il faut de l'élan. Celui qui reçoit le sauteur supporte un choc assez rude, c'est «le coup d'arsac» déjà indiqué pour un autre jeu. Il fallait aussi bien rentrer la tête car les maladroits pouvaient vous donner un coup de pied involontaire. Il ne fallait pas y jouer avec de grosses chaussures.

(à suivre) Lucien TETU


Extrait des Dossiers Historiques et Archéologiques des Amis du Passé de Berck-sur- Mer, 1980, 3/4, p. 30-31, avec l’aimable autorisation de l’AMPBBE.
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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Paul Bomy le Jeu 13 Déc 2007 - 8:06

Parmi les jeux favoris de ma jeunesse ,il y avait la jante de vélo que l on guidait, pour la faire rouler devant soi ,à l aide d un fil de fer torsadé.Aujourd hui,ce jeu est encore pratiqué en Afrique

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Christian Maison (†) le Jeu 13 Déc 2007 - 8:18

Ah oui Paul el serciauw... é pi lés karioles...
i a des spécialists sul forum inne a ki faisouot l'tour d'Etap avek el serciauw n'est-ce pas Michel Boco Wink
not grand Michel li il utilisaille à Boulon el serciauw in bo cé in délikat Laughing
Adé les margats
Kristian.

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Christian Maison (†) le Jeu 13 Déc 2007 - 8:25

Alo més jins,
J'ai oublié pour la bataille des cavaliers on utilisait un cache-nez torsadé comme arme et quand i keyot des pleufs on mettait sin "tirejus" sul têt nouaille aux quat coinlles.
A rien euws
Adé Kristian.

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Paul Bomy le Jeu 13 Déc 2007 - 8:30

Merci Christian de réactiver ce sujet tombé quelque peu en désuétude.Heureusement que nous les "vieux ",nous nous amusions avec bien peu de choses et surtout cela ne coutait pas grand chose à nos parents.
Je pense aussi an tour de FRANCE que l on pratiquait à l aide de billes en terre que l on poussait avec l index sur un circuit en terre;Nos champions de l epoque etaient Bartali ,Coppi,Bobet,Darrigade,Groussard,etc etc
Nous rentrions ensuite à la maison tout noircis sur les genoux et les mains et prenions une bonne enguelade par nos mères car nous étionstout crapis

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Paul Bomy le Jeu 13 Déc 2007 - 8:35

Sans oublier les batailles de boules de neige que nous improvisions,protégés derriere des murs de neige ,mais je crois en avoir deja parlé dans la rubrique quartier Nempont;
Vers 1950,la neige tombait en abondance sur Etaples

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Christian Maison (†) le Jeu 13 Déc 2007 - 8:57

Re Paul,
Lulu il s'en souvient bien du tour de France aux Cronquelets, le parcours s'y prêtait.
A propos de tour de France, j'ai toujours des coureurs en fer achetés chez GOBERT rue de Rosamel, je ne m'en suis jamais séparé...
J'avais écrit sur le socle:
ANQUETIL, GRAFF, BAFFI, KUBLER, KOBLET...

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Christian Maison (†) le Jeu 13 Déc 2007 - 9:10

Paul Bomy a écrit:Sans oublier les batailles de boules de neige que nous improvisions,protégés derriere des murs de neige ,mais je crois en avoir deja parlé dans la rubrique quartier Nempont;
Vers 1950,la neige tombait en abondance sur Etaples

C'est vrai, je me souviens que les chutes de neige étaient abondantes sur le littoral.
Mon père avait fait une tranchée pour sortir de la maison pourtant nous étions "en ville".
Nous avions des culottes courtes l'occasion d'attraper des ékaufettes...

Ne nous plaignons pas,
Nos sautrières à rintrer din l'iauw froide, les ékaufettes vin diu!!!

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Paul Bomy le Jeu 13 Déc 2007 - 9:37

Mes cyclistes ,quant à eux ont traversé l Atlantique(de nos jours plus modestement on traverse la Manche)Je les ai offert à mon petit fils en espérant qu à Montréal,après la fonte des neiges ,il puisse faire renaitre ce jeu qui ,souviens toi réclamait une grande adresse,il fallait aller le plus loin possible sans sortir du circuit .Le meilleur d entre nous , dans mon quartier était souvent Francis Mathias dit "zaf"
Nous jouiions aussi chez lui dans son couloir des heures et des heures

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Lucien Baillet le Jeu 13 Déc 2007 - 13:31

En dehors de ses plages et de ses palmiers, Etaples avait quand même aussi l'avantage, par les froids hivers, de compter pas mal de "déglissoires"!! Certaines faisaient près de 15m de long!!
J'ai failli omettre d'expliquer ce néologisme!! Une "déglissoire" est une flaque étroite, peu profonde, qui gèle l'hiver. Ce qui permettait aux turbulents bambins que nous fûmes de prendre de l'élan et de glisser allègrement. D'autant plus que nous entretenions amoureusement cette "patinoire" tous les soirs avec des seaux d'eau. Au grand dam, bien sûr, du voisinage, qui craignait les chutes!
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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Daniel Piton le Jeu 13 Déc 2007 - 13:39

Il vient enfin d'avouer ! Il en a fait "déglisser" invonlontairement de braves gens qui passaient là par hasard.
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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Paul Bomy le Jeu 13 Déc 2007 - 17:04

Je passe aux aveux ....,sauvé par la prescription.Nous aussi ,dans le quartier Nempont nous entretenions avec amour nos "déglissoires"à l aide de l eau tirée à la pompe publique se trouvant à l angle de la rue Michel Nempont et de la rue Gabrielle.Une autre pompe était située en haut de la rue Saint Louis.Il faut savoir que certaines habitations étaploises n avaient pas l eau courante à domicile et ce jusqu en 1955/1960 et s approvisionnaient aux pompes publiques

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Louis Grout le Jeu 13 Déc 2007 - 18:19

Salut à tous ,
ej vai armette un couche sur les viux jus :
on jouo à la fin du printemps et l'étaille el soir à KARICOTE
c'éto un genre ed cache chache din les rues .
On éto tranquille y avait pon touc ces autos comme ajourd'hui et pis ca rimplaco les soirées télé
.
On péquot aussi les ourlons pour les lacher din nos classes el lendemin

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Paul Bomy le Jeu 13 Déc 2007 - 18:33

Tiens encore un "tortionnaire" d ourlons en la personne de Moleux
Bonne soirée

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Louis Grout le Jeu 13 Déc 2007 - 19:12

Ej croille qu'on a du n'in faire mourir gramint car on n'in voille ed moins en moins des vrais zourlons qui volent .
Pétaite qu'on va nous faire un procès en jour sur esse génocide des zourlons ...


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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Paul Bomy le Jeu 13 Déc 2007 - 19:25

Bonsoir à tous
Bonsoir LOUIS ou Moleux pour les intimes
Faute avouée ,faute pardonnée et en plus pour toi aussi il y a prescription pour tous tes méfaits.A propos d ourlons,c est vrai que ces insectes trapus ont déserté notre région,j en ai cependant redécouvert cet été à Pornichet ,en Loire Atlantique, mais malheureusement ayant perdu l agilité de mes 10 ans je n ai pu les capturer.Les revoir m a tout de meme rajeuni

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Louis Grout le Jeu 13 Déc 2007 - 19:30

Re Bonsoir ,

Moi aussi j'en revois dans le Haut Doubs cà me fait repenser aux conneries de jeunesse mais très vite on repense aux bonnes choses que l'on pouvait faire sans méchanceté aux autres mais que l'on appréciait moins lorsqu'on nous le faisait subir ;

Faut que jeunesse se passe , mais passe t'elle vraiment

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Paul Bomy le Jeu 13 Déc 2007 - 19:37

Tu ne nous dis pas Louis si tu as tenté d en capturer ou est ce que pour toi aussi le poids des ans.....?

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Louis Grout le Jeu 13 Déc 2007 - 19:45

Le poids de ans peut être mais aussi un autre regard sur le passé que l'on ne voudrait pas voir détruit comme plein de choses ont pu l'être et continue de l'être , mais ne soyons pas trop philosophe on va finir par nous traiter de vieux gateux ;

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Christian Maison (†) le Ven 14 Déc 2007 - 6:24

Paul Bomy a écrit:Je passe aux aveux ....,sauvé par la prescription.Nous aussi ,dans le quartier Nempont nous entretenions avec amour nos "déglissoires"à l aide de l eau tirée à la pompe publique se trouvant à l angle de la rue Michel Nempont et de la rue Gabrielle.Une autre pompe était située en haut de la rue Saint Louis.Il faut savoir que certaines habitations étaploises n avaient pas l eau courante à domicile et ce jusqu en 1955/1960 et s approvisionnaient aux pompes publiques

A propos d'pompes quand on allouot din lés ouasses c'étouo bin pratik.
Kristian Wink

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Re: Le jeux de notre jeunesse

Message par Christian Maison (†) le Ven 14 Déc 2007 - 6:36

Daniel Piton a écrit:Il vient enfin d'avouer ! Il en a fait "déglisser" invonlontairement de braves gens qui passaient là par hasard.

Et en plus je note que "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément..." Lulu est un amoureux de la langue Wink

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